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sexta-feira, 10 de junho de 2011

Le 18 à Marseille, pour la seconde flottille de la liberté

10 juin 2011, Association France Palestine Solidarité http://www.france-palestine.org (France)

La Flottille de la liberté II est un acte fort et important de solidarité avec le peuple palestinien. Face à l’inertie des gouvernements et leur complicité, notamment celle du gouvernement français, avec l’État colonialiste et criminel, la mobilisation des peuples est plus que nécessaire.

Résultant de centaines d’initiatives unitaires à travers le pays, plus de 500 000 euros ont été collectés pièce après pièce grâce à un soutien populaire massif.

Dans une tribune publiée dans plusieurs médias, 402 élues (1) et responsables politiques apportent leur soutien à cette action. Au-delà du bateau français, c’est une flottille internationale qui abordera les côtes de Gaza à la fin juin 2011. Des bateaux en provenance du Canada, d’Espagne, des États-Unis, de France, de Grèce, d’Irlande, d’Italie et de Turquie, embarqueront 1 500 passagers en provenance de plus de 60 pays.

Pressions et menaces de l’État d’Israël ne font que renforcer la détermination des organisateurs et participants à combattre concrètement le blocus inhumain de Gaza. Que de condamnations verbales des dirigeants occidentaux contre ce blocus, mais aucune mesure contraignante pour que ce crime cesse ! Ils osent même demander aux citoyennes et citoyens de renoncer à embarquer, reconnaissant de fait qu’Israël peut encore commettre des crimes comme cela fut le cas lors de la première flottille de la liberté, dont neuf militants furent assassinés.

Même pas peur, nous irons à Gaza par la mer, le blocus tombera!

Si depuis quelques jours la frontière Égypte/Gaza est « ouverte », elle n’autorise pas l’entrée des produits indispensables à la population, dont Israël bloque toujours la livraison. Dans la semaine du 26 mai au 1er juin, aucune marchandise n’a pu sortir de Gaza (2) pour l’exportation, fleurs, fruits et légumes pourrissent sur place. La frontière est « ouverte » mais son usage est interdit à des milliers de Gazaouis, faute de passeport.

Malgré l’accord Fatah/ Hamas, plus de 15 000 Gazaouis sont toujours en attente de ce précieux document délivré par l’Autorité palestinienne de Ramallah, sans aucune garantie de l’obtenir par ailleurs.

La Flottille de la liberté II est un acte fort et important de solidarité avec le peuple palestinien. Face à l’inertie des gouvernements et leur complicité, notamment celle du gouvernement français, avec l’État colonialiste et criminel, la mobilisation des peuples est plus que nécessaire. Comme l’a dit Myriam Martin, porte-parole du NPA, lors du meeting du 31 mai : « On sait qu’après la flottille, au-delà de la lutte pour lever le blocus de Gaza, il faudra continuer à se battre, à développer la solidarité avec le peuple palestinien parce que c’est le combat intégral pour le droit et la justice qui est en jeu. Car il n’y aura pas d’issue sans justice, car il n’y aura pas de paix sans justice ! Car il n’y aura pas de justice sans retour des réfugiés et des prisonniers politiques […] il n’y aura pas de justice sans que soit respecté un droit fondamental et inaliénable, celui du droit à l’autodétermination du peuple palestinien!»

Le NPA sera présent sur les bateaux, comme il est présent dans la campagne Boycott-désinvestissement-sanctions contre Israël.

Le samedi 18 juin, nous serons des milliers à Marseille, pour accompagner le bateau français de la seconde flottille internationale de la liberté.[1]

[1] 1.http://unbateaupourgaza.fr/index.ph... 2. http://www.pchrgaza.org

Publié par le NPA, dans le n° 106, page 10 de Tout est à Nous
Titre modifié : CL, Afps

sexta-feira, 20 de maio de 2011

LA REVOLUTION ARABE FRAPPE AUX PORTES D’ISRAËL

Mai 17 2011, Humanité (France) http://www.humanite.fr

Les soldats de l’armée israélienne ont fait feu sur des milliers de manifestants palestiniens qui, depuis le Liban, la Syrie 
et la Jordanie, commémoraient la Nakba, l’exil de tout un peuple contraint de fuir ses terres ancestrales.


Le quotidien israélien Haaretz ne s’y est pas trompé. Commentant la mobilisation exceptionnelle de dimanche, jour de la commémoration de la Nakba – la catastrophe – pour les Palestiniens, il a titré : « La révolution arabe a frappé hier aux portes d’Israël. » Mais frapper à la porte d’Israël s’avère dangereux. La commémoration a été ensanglantée par des violences sans précédent, qui ont fait au moins 16 morts et des centaines de blessés, la plupart à la périphérie des territoires palestiniens, dans le Golan syrien occupé, et au Liban.

Sur le Golan, l’armée israélienne a ouvert le feu sur des manifestants palestiniens venus de Syrie qui avaient 
pénétré dans la partie occupée. Deux protestataires ont été tués et quatre grièvement blessés. Dix personnes ont été tuées par des tirs israéliens à la frontière libanaise, où des milliers de réfugiés palestiniens s’étaient rassemblés dans la localité de Maroun ar-Ras, à un kilomètre d’Israël. Haaretz n’a pas manqué de relever que «le scénario catastrophe qu’Israël redoute depuis sa création s’est réalisé : que des réfugiés palestiniens marchent tout simplement de leurs camps vers la frontière pour tenter d’exercer leur droit au retour».

«Répression mortelle », selon le PC d’israël
Cette mobilisation est sans précédent en nombre, mais, surtout, elle a été observée partout : à Gaza, en Égypte, en Jordanie, en Cisjordanie et parmi les Palestiniens de 1948, c’est-à-dire ceux vivant en 
Israël. « Si les réfugiés en Syrie et en Jordanie sentent que le régime dans ces pays s’affaiblit et que la réconciliation palestinienne avec le Hamas leur confère une nouvelle légitimité, ils risquent de relever la tête et, avec l’encouragement des forces islamiques, de défier l’État d’Israël », craint un responsable politique dans les colonnes du quotidien Maariv, ne voulant voir qu’un danger islamiste là où l’expression populaire ne fait que reprendre les résolutions de l’ONU.

Le Parti communiste israélien a condamné cette « répression mortelle » et appelle à développer la campagne pour la reconnaissance de l’État palestinien dans les frontières de 1967.

L’armée israélienne a accusé le pouvoir syrien d’avoir « organisé cette manifestation violente pour tenter de détourner l’opinion mondiale de ce qu’il se passe dans ses villes ». Mais ces déclarations ne font pas illusion.

Accusations «infantiles et non professionnelles»
Le spécialiste des questions de sécurité du quotidien Yediot Aharonot juge « infantiles et non professionnelles » ces accusations contre la 
Syrie et l’Iran et met en garde contre « d’autres tentatives d’organiser des manifestations de masse, et pas seulement à partir de la Syrie ». Selon lui, « cela pourrait se produire en juin, au moment de la flottille pour Gaza, ou en septembre, en conjonction avec la déclaration d’un État palestinien ».

Incontestablement la donne change au Moyen-Orient. Le printemps arabe libère de nouvelles forces et la règle du jeu n’est plus la même, les États-Unis, l’Europe et même Israël ne pouvant plus compter sur le rôle plus que conciliant de certains pays, notamment l’Égypte. « Les manifestants qui ont pénétré dans le village druze sur les contreforts du mont Hermon (dans le Golan syrien occupé – NDLR) ont brisé 
l’illusion qu’Israël pouvait vivre confortablement, une “villa dans la jungle”, totalement coupé des événements extraordinaires qui l’entourent », estime Haaretz. (P. B.)